La première phase de l’évaluation de la politique des Cybercommunes a consisté à faire un état des lieux des espaces, via un questionnaire envoyé aux animateurs, questionnaire complété par une enquêtes qualitative dans quelques espaces.
Ces travaux ne font pas apparaître une réduction de la fracture numérique entre populations familiarisées aux NTIC et à Internet, qui sont aussi utilisatrices des points cybercommunes, et celles réfractaires qui n’ont aucune incitation à fréquenter ces espaces. Pour changer cela, le soutien d’une personne ressource apparaît nécessaire, pour organiser des séances de formation de bas niveau, mais aussi pour détecter les usages que ces personnes pourraient avoir de l’outil informatique.
Trois types d’espace émergent : d’un côté des espaces s’adressant à une large population, bien dotés en terme d’équipement et de qualité des prestations, ayant un accès au haut débit, dont la pérennité est souvent assurée ; de l’autre des "petits" espaces peu attractifs, équipés a minima et ne concernent que peu de personnes. Entre les deux, les espaces "moyens" au sens où ils s’adressent à une population de taille moyenne, avec une fréquentation moyenne.