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Accueil > Publications > Publications de l’observatoire de M@rsouin > Enquête "Résidentiels" : avertissements méthodologiques

Enquête "Résidentiels" : avertissements méthodologiques

lundi 20 février 2006 , par Jocelyne Trémenbert

Avant toute lecture de résultats ou comparaison des chiffres de notre région à ceux d’autres régions (en France ou en Europe) ou à des moyennes nationales, il est important de bien connaître les caractéristiques de l’ enquête.

Comme l’écrit AEC, observatoire de la région Aquitaine, dans son diagnostic 2005 : "les chiffres abondent, les méthodologies différent d’une étude à l’autre, les périodes de référence coïncident rarement et il est parfois malaisé d’identifier ce que recouvrent certaines formulations".

Le réseau SOURIR, à travers le rassemblement de 12 régions francophones conduisant des enquêtes sur les usages TIC dans leur espace régional, tente d’y remédier en établissant en particulier des méthodologies et indicateurs compatibles.

C’est aussi en ce sens que M@rsouin publie son rapport méthodologique et ses avertissements.

L’enquête « Résidentiels » de M@rsouin est une enquête annuelle qui en est à sa quatrième année d’existence. Elle collecte de l’information sur l’équipement et l’usage des moyens de télécommunication, tels l’ordinateur, Internet et les GSM ... auprès d’un échantillon d’individus bretons. Par individus bretons, on entend les personnes résidant en Bretagne (les 4 départements), sans considération d’origine.

Réalisation et avertissement.

L’enquête a été réalisée par téléphone au cours des mois de novembre et décembre 2005, juste avant les fêtes, comme chaque année.

- Tentatives de contact

Un peu plus de 12000 appels ont été passés au total. Les personnes, à travers le numéro de téléphone du foyer, ont été contactées 6 jours sur 7, à diverses heures (de 9 heures à 20 heures) et ce à plusieurs reprises. Sur ces 12000 appels, 2120 ont donné lieu à un début d’interview dont 2051 à une interview finalisée (ce qui fait 3% d’abandon). Les autres appels correspondent soit à des refus (13% du total d’appels), soit à des injoignables, soit à des numéros occupés ou encore à des personnes répondant mais ne pouvant être pris en compte (barrage de la langue, hors cible, hors quota ...).

Nous rappelons que, comme dans tout sondage, seules les personnes qui ont accepté de répondre figurent dans notre enquête et donc constituent les résultats.

Couverture, base de sondage et exclusion.

La couverture de cette enquête ne s’intéresse qu’à la population des individus âgés d’un minimum de 15 ans. Ce choix a en particulier été établi pour nous permettre de comparer les résultats avec de nombreuses enquêtes nationales et régionales.

- Choix de la base de sondage

La France ne disposant pas d’un registre de la population, à l’inverse de la plupart des autres pays européens (Suède, Finlande, Pays-Bas, Allemagne, Italie ...), seuls le recensement de la population et le fichier des abonnés du téléphone peuvent être utilisés pour servir de base de sondage. Étant donné que seuls les enquêteurs de l’INSEE sont autorisés par la CNIL à travailler sur la base du recensement de la population, la base de sondage retenue est l’annuaire de France Télécom. Certes, il existe aussi des bases telles que les fichiers de l’EDF, les listes électorales, listes des contributions directes ... mais elles sont toutes insuffisantes pour espérer bien représenter la population générale.

- Exclusions

Individus sur listes rouges et oranges sont donc exclus. La génération aléatoire de numéros est une méthode mise en œuvre pour y palier. Mais cette dernière, permettant d’atteindre tous les numéros, est coûteuse et touche du coup de nombreux mauvais numéros (professionnels, inexistants ...).

Les personnes ne résidant pas dans un ménage privé, comme par exemple les résidents de centres d’accueil, n’ont pas pu non plus être jointes.

- Limites du téléphone fixe

Une autre des limites de la base est que la population des « exclus du fixe », les personnes ne disposant plus ou pas d’abonnement à une ligne téléphonique fixe n’est donc pas intégrée.

  • Caractèristiques des "exclus du fixe"

D’après l’édition 2005 de l’IDATE, on estime en France actuellement à 15% le taux des foyers ayant pour unique ligne téléphonique un téléphone portable. Une explication viendrait du fait que la hausse du prix de l’abonnement n’est pas entièrement compensée par la baisse des tarifs sur les communications. Par ailleurs, on assiste à une généralisation, sous forme de forfaits, des offres de voix sur IP, couplées ou non avec un accès Internet. Il est important de noter que ces « tilisateurs de portables exclusifs » présentent à la fois des caractéristiques socio-démographiques et des comportements spécifiques. Des critères tels que l’âge, la catégorie socio-professionnelle et la composition du foyer sont particulièrement importants. Les exclusifs du fixe sont plutôt jeunes, plutôt CSP- et font davantage partie de foyers ne comportant qu’une personne. Il est aussi clair que l’on peut supposer que lorsqu’on se place dans le domaine qui nous intéresse de l’équipement et l’usage en matière de TIC leur comportement n’est pas le même. Les exclure de la base de sondage constitue un biais de représentativité de nos enquêtes.

  • Moyens ou annuaires actuels

Mais tant qu’il n’existe pas en France de base de sondage il est difficile de se baser sur les préfixes attribués par les opérateurs de téléphonie mobile qui n’ont aucune signification sur le plan géographique et donc peuvent se révéler inutilisables dans nos études à caractère plutôt régional. Notons aussi que la constitution d’un annuaire universel résoudra peut-être notre problème de notion géographique mais que pour l’instant il n’est prévu que seuls les abonnés qui le souhaitent y seront présents.

Échantillonnage et représentativité.

En théorie, les personnes interrogées pour un sondage devraient être choisies au hasard. C’est ce qu’on appelle la méthode aléatoire : on tire au sort un certain nombre de personnes qui constitueront l’échantillon à interroger.

- Méthode des quotas

En France, cette méthode n’est pratiquement pas appliquée, les instituts de sondage utilisent une autre technique, celle des ’quotas’. Il s’agit alors d’interroger un échantillon de personnes qui ont les mêmes caractéristiques socio-démographiques que l’ensemble de la population. Par rapport à la méthode aléatoire, celle des quotas a l’avantage d’être plus rapide. Avec l’aléatoire, les sondés ne sont pas ’interchangeables’. Cela signifie que la personne tirée au sort doit être recontactée autant de fois que nécessaire. Grâce aux quotas, il est possible de remplacer un sondé par un autre qui a les mêmes caractéristiques socio-démographiques.

- Taille d’échantillon

La taille d’échantillon qui a été retenu est de 2000 interviews (en fait, 2051 enquêtes ont été réalisées), ce qui fait une approximation de la marge d’erreur d’un maximum de plus ou moins 2,2%. En conséquence, la plupart des résultats seront présentés en pourcentages entiers, la précision ne pouvant aller au-delà.

- Critères choisis

Les critères de représentativité terrain que nous avons utilisés sont :

  • sexe par département
  • âge (15-19 ans / 20-29 ans / 30-44 ans / 45-59 ans / 60 ans et plus) par département
  • profession de l’interviewé (agriculteur / indépendant / cadre supérieur / profession intermédiaire / employé / ouvrier / retraité / inactif) par département
  • taille de l’unité urbaine (rurale / moins de 5000 habitants / 5000 à 9999 habitants / 10000 à 49999 habitants / 50000 à 199999 habitants / 200000 habitants et plus) par département.

Les quotas à respecter ont été déterminés selon ces classes tout en respectant les données du dernier recensement de l’Insee (chiffres de 1999 (voir annexes graphiques), ceux de 2004 n’étant pas encore disponibles).

De l’individu au ménage.

Quand on parle d’usage, on est sûr de se rapporter à l’individu, par contre l’équipement en ordinateur, en accès Internet, en technologies correspondent plutôt à des notions se rapportant au ménage.

- Double représentativité

D’autres notions, que les critères cités ci-dessus pour les individus, entrent en ligne de compte pour la représentativité des ménages.Mais étant donné qu’il nous était impossible, entre autre pour des raisons de coûts, de mener deux enquêtes, l’une auprès des individus et l’autres auprès des ménages, nous nous sommes aussi servis de cette enquête.

- Critères et définitions

L’individu interviewé répond donc pour l’équipement du ménage. La représentativité des ménages est assurée par un redressement ultérieur en fonction de caractéristiques foyers (département, taille de l’unité urbaine, taille du foyer, catégorie socio-professionnelle de la personne de référence). Même si l’interviewé n’est pas la personne de référence, le ménage est « construit » à partir des caractéristiques de cette dernière. Selon l’INSEE, « la personne de référence du ménage est déterminée à partir de la structure familiale du ménage et des caractéristiques des individus qui la composent. Il s’agit le plus souvent de la personne de référence de la famille quand il y en a une, ou de l’homme le plus âgé, en donnant priorité à l’actif le plus âgé ».

Signalétique supplémentaire.

En dehors des variables d’échantillonnage que nous venons de décrire, la partie signalétique de l’enquête a été aussi enrichie par d’autres variables qui vont nous permettre aussi d’apporter un éclairage intéressant sur les données d’équipement et d’usage mesurées.

- Nouvelles notions

Notons : la présence d’enfants et la tranche d’âge des enfants, le niveau d’études de l’interviewé, le statut d’activité, la catégorie socio-professionnelle des parents pour les étudiants et le fait qu’ils soient ou non encore au domicile de ces derniers, les revenus du foyer.

- Le cas de la question sur les revenus du foyer

Nous rappelons d’ailleurs que, même à des fins statistiques, il est très difficile de connaître la tranche de revenu du foyer. Par exemple, sur cette enquête, 16% des interviewés n’ont pas su se positionner et 22% ont refusé, ce qui signifie donc que pour 38% des interviews nous ne disposons pas de cette information. Pour palier à ce manque, une question, testée depuis plusieurs années maintenant, et cohérente en particulier avec différentes données sociales (dont catégorie socio-professionnelle de l’interviewé, du conjoint, niveau d’étude) nous donne le niveau de vie perçu.

« Quelle description s’approche le plus de l’opinion que vous avez du revenu actuel de votre ménage ?

  • Vous avez une vie confortable avec le revenu actuel
  • Vous vous en sortez avec le revenu actuel
  • Vous trouvez la vie difficile avec le revenu actuel
  • Vous trouvez la vie très difficile avec le revenu actuel « 

Le taux de « Ne sait pas » chute alors à 6%.

Annexes graphiques

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