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		<title>[Cahier de recherche] &#201;valuation des usages du Dossier Patient Partag&#233; au sein d'un r&#233;seau d'addictions.</title>
		<link>https://www.marsouin.org/article128.html</link>
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		<dc:date>2007-01-29T13:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique D&#233;pinoy, Fran&#231;ois Brucker, Fran&#231;ois Legras, Francoise Le Borgne Uguen, H&#233;l&#232;ne Trellu, Marielle Delaplanque, Myriam Le Goff-Pronost</dc:creator>


		<dc:subject>LABERS</dc:subject>
		<dc:subject>DI2S (ex-LUSSI)</dc:subject>
		<dc:subject>Rapports de recherche</dc:subject>
		<dc:subject>E-Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>AUTOMATE</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mots clefs : dossier m&#233;dical partag&#233;, r&#233;seaux de sant&#233;, trac&#233;s informatiques, sociologie des usages de la technologie.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.marsouin.org/rubrique93.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot10.html" rel="tag"&gt;LABERS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot19.html" rel="tag"&gt;DI2S (ex-LUSSI)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot21.html" rel="tag"&gt;Rapports de recherche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot98.html" rel="tag"&gt;E-Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot184.html" rel="tag"&gt;AUTOMATE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cet article propose une m&#233;thode d'&#233;valuation des usages du Dossier Patient Partag&#233; par les professionnels de sant&#233; au sein d'un r&#233;seau de sant&#233;. Nous avons privil&#233;gi&#233; une m&#233;thodologie mixte qui conjugue deux axes : une analyse sociologique bas&#233;e sur des entretiens qualitatifs et une analyse statistique centr&#233;e sur l'observation des donn&#233;es de suivi de trac&#233;s informatiques. 19 entretiens ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s aupr&#232;s des professionnels du r&#233;seau et 16417 &#171; logs files &#187; ont &#233;t&#233; extraites, concernant la consultation par 111 m&#233;decins des dossiers de 823 patients pendant 43 mois. Il en ressort que le degr&#233; d'utilisation du Dossier Patient Partag&#233; est tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;ne, et comporte un petit groupe de soignants tr&#232;s impliqu&#233; dans son utilisation. Cependant, il semble que le partage des dossiers soit une r&#233;alit&#233;. De plus, le nombre d'utilisation du Dossier Patient Partag&#233; est en constante augmentation depuis le lancement, tant au niveau du nombre de soignants &#224; le consulter, qu'au nombre de patients soign&#233;s. Ainsi, on note que le partage des donn&#233;es se fait dans un objectif pr&#233;cis : la prise en charge d'une conduite addictive, et c'est ce cadre qui d&#233;termine la nature des informations &#224; partager. Il ne s'agit pas de partager toutes les donn&#233;es mais uniquement celles qui peuvent aider d'autres professionnels &#224; intervenir aupr&#232;s du patient dans sa situation d'addiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ABSTRACT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This article proposes a method to evaluate the uses of medical records by healthcare professionals within a health assistance network. We have used a mixed methodology with two main axes : a qualitative sociological analysis, based on face-to-face interviews, and a statistical study of computer log files. 19 interviews of healthcare professionals and 16,417 logs files, concerning 111 doctors and 823 patients, over a period of 43 months have been analyzed. The main results are that there is a real use of Shared Patient Records, even if the intensity of use is very heterogeneous, with a small group deeply involved in use of the system. Moreover, the use of Shared Patient Records has increased steadily since the system was launched, both in the number of healthcare professionals consulting them and the number of patients treated. The sharing of data is motivated by a specific goal : to coordinate the care of addictive behaviors and the kind of data shared is determined by this goal. Not all information is shared, but only data that can help other professionals treat addicted patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Keywords : shared patient record, healthcare networks, log files, sociology of technology.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;!--sommaire--&gt;&lt;div class=&#034;well nav-sommaire nav-sommaire-1&#034; id=&#034;nav6a08f757dcd039.83515749&#034;&gt;
&lt;h2&gt;Sommaire&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a id=&#034;s-Introduction&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#Introduction&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Introduction.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--/sommaire--&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Introduction'&gt;Introduction.&lt;a class='sommaire-back sommaire-back-1' href='#s-Introduction' title='Retour au sommaire'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les ordonnances du 24 avril 1996, dites &#171; Ordonnances Jupp&#233; &#187; ont inscrit les r&#233;seaux de sant&#233; dans le code de la S&#233;curit&#233; Sociale, les objectifs &#233;tant de favoriser la coop&#233;ration entre les acteurs des syst&#232;mes de sant&#233; et d'am&#233;liorer l'acc&#232;s aux soins de la population concern&#233;e. Jusqu'alors exp&#233;rimentaux, les r&#233;seaux mis en place doivent &#233;voluer afin de passer &#224; l'&#233;tape de d&#233;veloppement durable. Il est alors utile de comprendre aujourd'hui l'appropriation du r&#233;seau par les acteurs et de mettre en avant des indicateurs d'usages qui justifieraient le d&#233;ploiement et l'organisation de nouveaux r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syst&#232;mes d'information trouvent leur place dans la logique de coop&#233;ration d'un r&#233;seau de sant&#233;. Leur d&#233;veloppement r&#233;pond &#224; la n&#233;cessit&#233; de communiquer, coordonner les soins, partager l'information de mani&#232;re totalement s&#233;curis&#233;e et d'am&#233;liorer la qualit&#233; des soins. Les textes r&#233;cents (loi du 4 mars 2002, loi du 13 ao&#251;t 2005 relative &#224; l'Assurance Maladie) t&#233;moignent de l'ad&#233;quation d'un syst&#232;me d'information face &#224; cette probl&#233;matique de coordination des soins et formalisent l'obligation de mettre en place un syst&#232;me d'information pour assurer le d&#233;veloppement de soins autour des r&#233;seaux de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syst&#232;mes d'informations informatis&#233;s permettent de transmettre des informations m&#233;dicales, voire de soigner &#224; distance, et se d&#233;veloppent de fa&#231;on cons&#233;quente au sein de ces r&#233;seaux de sant&#233; formalis&#233;s autour d'une pathologie, d'un territoire, d'un groupe de professionnels. Les organisations en r&#233;seaux t&#233;moignent de l'&#233;mergence r&#233;cente d'un processus qualit&#233; dans la d&#233;marche m&#233;dicale et dans les syst&#232;mes d'information de sant&#233;, par le partage de l'information m&#233;dicale entre tous les acteurs concern&#233;s. Apporter des indicateurs qui permettent de comprendre le fonctionnement socio-technique des r&#233;seaux existant peut permettre d'optimiser ce fonctionnement et mettre en lumi&#232;re les conditions d'appropriation du r&#233;seau par ses utilisateurs. Au c&#339;ur des syst&#232;mes d'information, le Dossier Patient Partag&#233;1 est un vecteur informationnel important pour la continuit&#233; des soins. Cette nouvelle pratique de partage de l'information est-elle susceptible d'induire de nouveaux r&#244;les pour les professionnels de sant&#233; ? Il est n&#233;cessaire d'identifier les modifications relationnelles possibles, et notamment la place des diff&#233;rents professionnels du secteur de la sant&#233; et du secteur social dans cette nouvelle organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, l'&#233;valuation des r&#233;seaux de sant&#233; s'est limit&#233;e &#224; leur &#233;valuation sommative de la pertinence du r&#233;seau au processus de soins. Elle ne prenait pas en compte l'&#233;valuation du syst&#232;me d'information en tant que moteur de changements organisationnels, d'&#233;volution des pratiques professionnelles, de coordination et de prise en charge des patients. Or, la loi de financement de la S&#233;curit&#233; Sociale pour 2002 a p&#233;rennis&#233; le financement des r&#233;seaux de sant&#233; dans le cadre d'une enveloppe nationale de d&#233;veloppement des r&#233;seaux avec une allocation r&#233;gionale. Et, selon la Cour des comptes (Rapport sur la S&#233;curit&#233; Sociale 2003), aucun cadre d'&#233;valuation nationale n'a &#233;t&#233; &#233;tabli, ni m&#234;me d'ailleurs aucun logiciel de remont&#233;es d'informations vers la CNAMTS ou d'&#233;changes avec les autres r&#233;gions. C'est pourquoi, la mise en place d'indicateurs relatifs aux usages bas&#233;s sur les dires des professionnels impliqu&#233;s et sur les donn&#233;es des plate-formes informatis&#233;es de services permettrait, au-del&#224; des simples aspects de performance, une meilleure compr&#233;hension de l'appropriation des syst&#232;mes d'informations par les utilisateurs au sein des r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cet article est de proposer (et mener) une m&#233;thode d'&#233;valuation originale des usages du Dossier Patient Partag&#233; au sein d'un r&#233;seau de sant&#233;, le r&#233;seau ADDICA, ADDIctions, pr&#233;carit&#233;, Champagne-Ardenne2. L'originalit&#233; de la m&#233;thode provient de la confrontation de l'observation des fr&#233;quences d'usages du dossier (d&#233;termin&#233;s par le suivi informatique) aux logiques d'usages &#233;nonc&#233;es par les acteurs (entretiens et observations sur les pratiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau ADDICA a &#233;t&#233; cr&#233;e en 1994 au sein de l'association GT-513. Les situations cliniques addictives impliquent une coop&#233;ration et une coordination entre les professionnels de sant&#233; et les acteurs sociaux. Apr&#232;s une ann&#233;e de fonctionnement o&#249; le partage des donn&#233;es se faisait de fa&#231;on traditionnelle, c'est-&#224;-dire par t&#233;l&#233;phone ou par la manipulation de dossiers &#171; papier &#187;, il est apparu n&#233;cessaire, en termes organisationnels de soumettre l'usage d'un outil informatique commun. Ce projet a &#233;t&#233; lanc&#233; en janvier 2001. Sous condition de formation &#224; ce nouvel outil collaboratif, les m&#233;decins ont pu &#233;mettre les premiers dossiers patients partag&#233;s en 2002. Le choix s'est tourn&#233; vers une plate-forme d&#233;velopp&#233;e par la soci&#233;t&#233; Uni-m&#233;decine. Elle fonctionne comme un ensemble d'applications et logiciels accessibles sur des serveurs via Internet. Elle permet aux professionnels du secteur de la sant&#233; et du secteur social de communiquer et d'&#233;changer en toute s&#233;curit&#233;. Les services propos&#233;s sont l'acc&#232;s &#224; un dossier m&#233;dical partag&#233;, la t&#233;l&#233;-expertise, la formation m&#233;dicale continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une phase d'exp&#233;rimentation de 5 ans, le r&#233;seau rentre aujourd'hui dans une phase de consolidation avec le d&#233;veloppement p&#233;renne de trois outils n&#233;cessaires au bon d&#233;veloppement du travail collaboratif : des s&#233;ances de formation r&#233;guli&#232;res et pluriprofessionnelles, une &#233;quipe de coordination professionnelle et un syst&#232;me d'information avec un dossier partag&#233; sur un extranet s&#233;curis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Financ&#233; par d&#233;cision conjointe entre l'Union R&#233;gionale des Caisses d'Assurance Maladie et l'ARH dans le cadre de la Dotation R&#233;gionale pour le D&#233;veloppement des R&#233;seaux de sant&#233; (DRDR), le r&#233;seau &#171; doit faire l'objet d'une proc&#233;dure externe d'&#233;valuation &#187;. Le projet de recherche AUTOMATE, Analyse des Usages en T&#233;l&#233;sant&#233; : Organisation d'un R&#233;seau, Mesure de son Appropriation, Techniques d'Evaluation, du Minist&#232;re de la Recherche et des nouvelles technologies, participe &#224; cette &#233;valuation externe4 en proposant une analyse des usages du Dossier Patient Partag&#233; au sein de ce r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une premi&#232;re section sera pr&#233;sent&#233;e la m&#233;thodologie d'&#233;valuation des usages que nous proposons. Cette m&#233;thodologie comprend une analyse sociologique d&#233;crite en deuxi&#232;me partie et une analyse statistique dont les r&#233;sultats seront expos&#233;s en troisi&#232;me partie. Dans une derni&#232;re section, nous pr&#233;senterons les r&#233;sultats globaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>[Cahier de recherche] Evaluation of the uses of medical records within a health assistance network.</title>
		<link>https://www.marsouin.org/article202.html</link>
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		<dc:date>2007-01-26T13:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Dominique D&#233;pinoy, Fran&#231;ois Brucker, Fran&#231;ois Legras, Francoise Le Borgne Uguen, H&#233;l&#232;ne Trellu, Marielle Delaplanque, Myriam Le Goff-Pronost</dc:creator>


		<dc:subject>LABERS</dc:subject>
		<dc:subject>DI2S (ex-LUSSI)</dc:subject>
		<dc:subject>Rapports de recherche</dc:subject>
		<dc:subject>E-Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>AUTOMATE</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;shared patient record, healthcare networks, log files, sociology of technology.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.marsouin.org/rubrique93.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot10.html" rel="tag"&gt;LABERS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot19.html" rel="tag"&gt;DI2S (ex-LUSSI)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot21.html" rel="tag"&gt;Rapports de recherche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot98.html" rel="tag"&gt;E-Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot184.html" rel="tag"&gt;AUTOMATE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;This article proposes a method to evaluate the uses of medical records by healthcare professionals within a health assistance network. We have used a mixed methodology with two main axes: a qualitative sociological analysis, based on face-to-face interviews, and a statistical study of computer log files. 19 interviews of healthcare professionals and 16,417 logs files, concerning 111 doctors and 823 patients, over a period of 43 months have been analyzed. The main results are that there is a real use of Shared Patient Records, even if the intensity of use is very heterogeneous, with a small group deeply involved in use of the system. Moreover, the use of Shared Patient Records has increased steadily since the system was launched, both in the number of healthcare professionals consulting them and the number of patients treated. The sharing of data is motivated by a specific goal: to coordinate the care of addictive behaviors and the kind of data shared is determined by this goal. Not all information is shared, but only data that can help other professionals treat addicted patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Keywords: shared patient record, healthcare networks, log files, sociology of technology.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;!--sommaire--&gt;&lt;div class=&#034;well nav-sommaire nav-sommaire-1&#034; id=&#034;nav6a08f757e12903.94963479&#034;&gt;
&lt;h2&gt;Table of contents&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a id=&#034;s-Introduction&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#Introduction&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Introduction.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--/sommaire--&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Introduction'&gt;Introduction.&lt;a class='sommaire-back sommaire-back-1' href='#s-Introduction' title='Back to the table of contents'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;In France, the ordinances of 24th April 1996, also referred to as the Ordonnances Jupp&#233;, included the health service networks within the national healthcare system (S&#233;curit&#233; Sociale). The aim was to promote cooperation between players within the different healthcare systems and improve access to care for the populations concerned. The networks set up have remained experimental until now and need to evolve in order to achieve sustainable development. It is therefore useful to understand today the level of adoption by the players involved of the network and put forward indicators of usage that would justify the implementation and organization of new networks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Information systems play a role in cooperation between health networks. Their development is a response to the need to communicate, coordinate treatments, share information in a secure manner and improve the quality of care. Recent laws, (French laws of 4th March 2002, and 13th August 2005 concerning Health Insurance) are examples of the appropriateness of an information system in dealing with the issue of coordinating care and formalize the obligation of setting up an information system to ensure the development of care within a network of healthcare systems.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Computerized information systems enable the transfer of medical records, even distance treatment of patients, and have developed significantly within formal healthcare networks organized around either a specific pathology, territory or a group of professionals. Organized networks have witnessed the recent emergence of quality processes within the medical field and medical information systems through the sharing of medical records between all the parties involved. Highlighting indicators that allow us to better understand the socio-technical workings of these networks could contribute to optimize them and reveal the conditions of adoption of a network by users. At the heart of the system, Shared Patient Records1 are an important informational tool for ensuring the continuity of care. Will this new practice of sharing information lead to new roles for healthcare professionals? It is necessary to identify the possible modifications of interpersonal relationships and in particular the roles of the different professionals in the health and social sectors within this new system.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Until now, the evaluation of healthcare networks has been limited to a summary evaluation of the relevance of the network to care processes. This did not include an evaluation of the information system as a driving force behind organizational changes, changes in professional practices, coordination and the treatment of patients. Yet, the 2002 law concerning financing of the national healthcare system has ensured the continued financing of healthcare networks within the framework of a national budget for the development of networks which includes a regional allotment. And, according to the French Court of Financial Auditors (in its report on the national healthcare system in 2003) no national standard of evaluation has been established, not even a software program to transfer information to the CNAMTS (national council made up of representatives of insured people, employers, private insurance companies and institutions whose role is steering, monitoring and assessing health insurance policy) or exchange information with other regions. This is why establishing indicators of usage based on the testimony of the professionals involved and data from computerized health service platforms would enable, in addition to simple performance issues, to gain a better understanding of the adoption of information systems by users within networks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The objective of this article is to propose (and implement) an original evaluation method for the use of Shared Patient Records within a healthcare network, ADDICA (ADDIctions, pr&#233;carit&#233;, Champagne-Ardennes2). The originality of this method resides in the confrontation of observations concerning the frequency of use of records (recorded in computer logs) and the uses described by the players (interviews and comments about practices).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ADDICA was created in 1994 within the association GT-513. The clinical aspects of addiction imply cooperation and coordination between healthcare professionals and social services. After functioning for one year, sharing data by traditional means i.e. by telephone or paper files, it became necessary, for organizational purposes, to use a common IT tool. The project was launched in January 2001. After training to use this new collaborative tool, doctors were able to edit the first Shared Patient Records in 2002. The system selected was a platform developed by Uni-m&#233;decine. It consists in a set of applications and software accessible via the Internet. It enables healthcare and social service professionals to communicate and exchange information securely. The services offered are: access to shared medical records, tele-expertise and medical training.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After an initial 5-year experimental phase, the network is now entering the consolidation phase with the permanent development of three tools required for smooth and efficient collaborative work: regular pluri-professional training sessions, a professional coordination team and an IT system with Shared Patient Records accessible via a secure extranet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Financed by a joint decision of the Union R&#233;gionale des Caisses d'Assurance Maladie (Regional Health Insurance) and the ARH (Regional Hospital Agency) within the framework of the DRDR (regional budget for the development of healthcare networks), the network must &#8220;undergo evaluation by an external body&#8221;. The AUTOMATE research project (Analyse des Usages en T&#233;l&#233;sant&#233; : Organisation d'un R&#233;seau, Mesure de son Appropriation, Techniques d'Evaluation), sponsored by the Ministry of Research and New Technologies, took part in this external evaluation4 by proposing an analysis of the use of Shared Patient Records within this network.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the first section we will present the methodology we propose to implement in order to evaluate use. This methodology includes a sociological analysis described in the second part and a statistical analysis the results of which will be presented in the third part. In a final section we will present the overall results.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Technologies urbaines, Vieillissements et handicaps.</title>
		<link>https://www.marsouin.org/article67.html</link>
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		<dc:date>2005-12-16T10:09:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francoise Le Borgne Uguen, Simone Pennec</dc:creator>


		<dc:subject>LABERS</dc:subject>
		<dc:subject>Rapports de recherche</dc:subject>
		<dc:subject>E-Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>T@PA</dc:subject>
		<dc:subject>Ils ont publi&#233;...</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Simone Pennec et Fran&#231;oise Le Borgne-Uguen (ARS, Universit&#233; de Bretagne Occidentale et M@rsouin) publient un ouvrage aux &#233;ditions de l'&#201;cole Nationale de Sant&#233; Publique sur les r&#233;percussions de l'introduction des nouvelles technologies et des objets techniques dans les univers de la ville et des habitations. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rence : Pennec S. Le Borgne-Uguen F. (Dir.), 2005, Technologies urbaines, Vieillissements et handicaps, Pernnes, Ed. ENSP, Coll Recherche Sant&#233; Social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous publions ici (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.marsouin.org/rubrique93.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Simone Pennec et Fran&#231;oise Le Borgne-Uguen (ARS, Universit&#233; de Bretagne Occidentale et M@rsouin) publient un ouvrage aux &#233;ditions de l'&#201;cole Nationale de Sant&#233; Publique sur les r&#233;percussions de l'introduction des nouvelles technologies et des objets techniques dans les univers de la ville et des habitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : Pennec S. Le Borgne-Uguen F. (Dir.), 2005, Technologies urbaines, Vieillissements et handicaps, Pernnes, Ed. ENSP, Coll Recherche Sant&#233; Social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous publions ici l'introduction de l'ouvrage, et en fichier attach&#233;, la table des mati&#232;res et un chapitre qui porte sur le projet T@pa, men&#233; par l'ARS et l'ENST Bretagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;!--sommaire--&gt;&lt;div class=&#034;well nav-sommaire nav-sommaire-2&#034; id=&#034;nav6a09442b5dacc8.82487279&#034;&gt;
&lt;h2&gt;Sommaire&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a id=&#034;s-Introduction&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#Introduction&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Introduction&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a id=&#034;s-Bibliographie&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#Bibliographie&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--/sommaire--&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Introduction'&gt;Introduction&lt;a class='sommaire-back sommaire-back-2' href='#s-Introduction' title='Retour au sommaire'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Le Borgne-Uguen, Simone Pennec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage cherche &#224; identifier et &#224; comprendre les r&#233;percussions de l'introduction des nouvelles technologies et des objets techniques dans les univers de la ville et des habitations. La diversit&#233; des ajustements qui pr&#233;sident &#224; l'acceptation, &#224; la mise en usage et parfois au refus de ces nouveaux objets est ici &#233;tudi&#233;e principalement en mati&#232;re de mobilit&#233;. De quelles mani&#232;res ces objets et ces techniques contribuent-ils &#224; maintenir les comp&#233;tences des individus &#224; se mouvoir et &#224; exercer leurs activit&#233;s dans l'environnement ? En quoi ces technologies permettent-elles l'acc&#232;s &#224; des informations, le maintien d'&#233;changes avec autrui ou la r&#233;alisation d'activit&#233;s impossibles sans leur pr&#233;sence ? Cette orientation compr&#233;hensive suppose de centrer l'analyse sur les relations des utilisateurs avec les diff&#233;rents objets et dans diff&#233;rents lieux : celui du logement, celui des transports et de la ville et, plus g&#233;n&#233;ralement, l'environnement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des textes examine les dimensions qui composent les possibilit&#233;s de mobilit&#233; de tout individu et de certains d'entre eux en particulier, ceux dont les capacit&#233;s sont limit&#233;es par les effets de certaines pathologies ou de certains handicaps. Pour situer cette dynamique et ses enjeux, trois composantes sont principalement retenues : les objets, les acteurs et les espaces. L'examen de leurs ajustements permet de comprendre en quoi et comment les personnes parviennent &#224; donner plus ou moins de sens aux objets et aux innovations techniques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, les objets techniques et les technologies s'entendent dans une acception large : depuis les plus ordinaires et diffus&#233;s (t&#233;l&#233;vision, radio) jusqu'aux objets et techniques associ&#233;s aux mod&#232;les de la ville et de formes d'habitats &#171; intelligents &#187; qui empruntent aux technologies r&#233;centes de l'automatisme et de la communication &#224; distance pour le contr&#244;le de l'environnement par diff&#233;rentes aides techniques. C'est l'individu dans sa relation avec les objets qui est au centre des questionnements trait&#233;s. Au domicile comme dans l'espace public, il s'agit d'interroger les extensions et les glissements d'usage des objets ordinaires et leur capacit&#233; &#224; compenser les limites de mobilit&#233; des individus. L'objectif est aussi de comprendre les conditions d'acquisition et d'appropriation des objets sp&#233;cifiquement destin&#233;s &#224; compenser les effets des handicaps. De plus, certaines technologies de l'information et de la communication, destin&#233;es &#224; tous les publics, peuvent aussi faire ressource dans ces situations pour le maintien ou le d&#233;veloppement des modalit&#233;s d'&#233;change entre l'individu et des tiers. Diversement selon les contextes sociaux, certains objets techniques vont &#234;tre envisag&#233;s comme capables de compenser ou de contourner les difficult&#233;s et de constituer des alternatives aux usages menac&#233;s. La place de l'individu dans la ronde des objets qui l'entourent et la mani&#232;re dont il se saisit des nouvelles techniques sont essentielles &#224; la compr&#233;hension des usages et des m&#233;susages ainsi que des d&#233;tournements d'usage initialement pr&#233;vus par les concepteurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partir des usages pour interroger la conception des objets et des am&#233;nagements :&lt;i&gt; &lt;/i&gt;ce point de vue construit l'approche commune aux trois parties de cet ouvrage. L'une porte sur le domicile et ses am&#233;nagements, la seconde est centr&#233;e sur les objets de communication et leurs usages, la troisi&#232;me envisage les liens entre les pratiques et les conceptions des technologies urbaines, en particulier dans le domaine des transports. Plusieurs itin&#233;raires de lecture peuvent &#234;tre emprunt&#233;s au sein des treize chapitres ici r&#233;unis selon que l'attention se porte sur l'espace de l'habitat ou celui de la ville, sur certains objets ou certaines d&#233;marches d'am&#233;nagement, ou encore sur les n&#233;gociations entre les diff&#233;rents types d'acteurs. &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux perspectives sont d&#233;velopp&#233;es et articul&#233;es dans l'ensemble des travaux pr&#233;sent&#233;s : l'une se consacre &#224; la mani&#232;re dont les objets sont investis dans les diff&#233;rents espaces, l'autre est centr&#233;e sur les logiques crois&#233;es des diff&#233;rents partenaires depuis l'utilisateur jusqu'aux concepteurs. La premi&#232;re perspective d&#233;cline les diff&#233;rentes r&#233;alisations en mati&#232;re de technologies urbaines, depuis les espaces collectifs jusqu'&#224; l'intimit&#233; du chez soi. S'int&#233;resser de mani&#232;re prioritaire aux usages plus qu'aux r&#232;gles de conception ou &#224; la faisabilit&#233; de la diffusion des technologies, c'est prendre en compte des dimensions souvent pr&#233;sent&#233;es de mani&#232;re fragmentaire, &#224; savoir : les objets technologiques, les espaces dans lesquels ils sont introduits et les contextes des situations de handicaps et des formes de vieillissement. &#192; ces dimensions s'ajoutent les n&#233;gociations des personnes avec leur entourage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Initi&#233;s par la Mission de recherche du minist&#232;re de l'emploi et de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La seconde perspective privil&#233;gie les conditions de ces mobilit&#233;s en partant des logiques des individus utilisateurs dans leurs relations aux autres acteurs : les membres de la parent&#233;, mais aussi les d&#233;cideurs et les concepteurs professionnels et politiques. Le maintien, la reconversion ou la r&#233;duction des mobilit&#233;s sont r&#233;f&#233;r&#233;s &#224; l'insertion sociale des innovations, &#224; travers le sens que ces techniques peuvent prendre au-del&#224; des possibilit&#233;s fonctionnelles des objets (Scardigli, 1992). Les conditions de leur implantation et de leur utilisation apportent des pr&#233;cisions sur les formes de relais, de transition et de substitution possible entre diff&#233;rents objets. Par ailleurs, la dynamique d'usage correspond aussi &#224; des &#233;tapes dans les parcours de vie en situation de handicap, et est &#233;galement &#224; mettre en rapport avec la pr&#233;sence ou l'absence de ces &#233;quipements dans les diff&#233;rents contextes sociaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet ouvrage, certains espaces sont explor&#233;s de mani&#232;re particuli&#232;re pour mettre en &#233;vidence les adaptations des objets et les ajustements produits par les acteurs. Le logement, le &#171; chez-soi &#187; est un lieu d'acc&#232;s aux objets les plus ordinaires comme la radio, la t&#233;l&#233;vision, les objets m&#233;nagers, etc. Il peut aussi devenir un lieu dans lequel sont introduits des objets et des techniques plus sp&#233;cialis&#233;s tels que les objets de soins et de d&#233;placements, les appareils de dialyse, etc. L'environnement de proximit&#233; constitue un second &#233;chelon, depuis les abords ext&#233;rieurs du logement jusqu'&#224; la rue et le quartier, int&#233;grant les &#233;quipements permettant les d&#233;placements collectifs. L'acc&#232;s &#224; l'ensemble de la cit&#233;, &#224; ses services publics ou marchands, constitue un troisi&#232;me niveau d'exploration des r&#233;alisations et de leurs usages. A chaque niveau et dans leurs intersections, les mobilit&#233;s sont pens&#233;es par les d&#233;cideurs publics et n&#233;goci&#233;es avec diff&#233;rents acteurs : l'&#201;tat, le secteur priv&#233;, etc. Dans ces espaces, des &#171; arts de faire &#187;, singuliers ou plus collectifs, mobilisent des &#171; objets de toujours &#187; pour pr&#233;server des usages ant&#233;rieurs, tout comme ils font appel &#224; l'introduction de nouveaux objets pour faciliter la transformation des pratiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modes de relation des individus aux objets sont aussi &#224; comprendre en r&#233;f&#233;rence aux interactions entre une diversit&#233; d'acteurs. Plusieurs contributions font valoir les acquis des travaux qui portent sur l'appropriation diff&#233;rentielle des objets en fonction des contextes relationnels v&#233;cus par chaque personne. L'identification des formes d'intervention des proches : les parents, les amis, les voisins, est une des clefs de compr&#233;hension. Au-del&#224; de ces intervenants de proximit&#233;, l'issue des d&#233;marches est diff&#233;rente selon les n&#233;gociations qui s'engagent avec les acteurs intervenant de mani&#232;re plus ponctuelle ou &#224; distance : les promoteurs politiques et les concepteurs techniques. Cette perspective est mise en &#339;uvre pour comprendre les am&#233;nagements de l'habitat et ceux des espaces urbains. Ce sont les types d'intervention des partenaires pr&#233;sents : les concepteurs, les responsables des politiques et les diff&#233;rents professionnels sociaux et m&#233;dicaux, qui permettent d'&#233;clairer le sens que ces techniques sont susceptibles de prendre pour les utilisateurs potentiels. En m&#234;me temps que ces individus tentent de produire leur &#171; chez soi &#187; et leur ville, ces espaces sont aussi fa&#231;onn&#233;s et pens&#233;s pour eux par des tiers. Le r&#233;pertoire des mobilit&#233;s disponibles ou accessibles varie selon les types d'articulation existants entre les politiques de l'habitat et de la ville, entre les proc&#233;dures techniques et administratives des diff&#233;rents organismes, et entre les interventions des professionnels pr&#233;sents pour une m&#234;me r&#233;alisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage est introduit par un article qui croise l'ensemble des perspectives ouvertes par les textes r&#233;unis. Fran&#231;oise Bouchayer montre que cette question suppose d'articuler plusieurs approches scientifiques, le plus souvent pr&#233;sent&#233;es de fa&#231;on distincte, sur les questions de technologies, d'&#226;ge et de g&#233;n&#233;rations et sur les situations de handicap. Elle montre aussi l'int&#233;r&#234;t de l'int&#233;gration des travaux qui portent sur les parcours des individus en s'int&#233;ressant au maintien de leurs usages et &#224; leurs tentatives de familiarisation avec de nouvelles proc&#233;dures techniques con&#231;ues en dehors d'eux. Par le biais des tribulations, dans les transports et dans la ville, d'un personnage embl&#233;matique : celui de Zazie-Mamie, &#224; diff&#233;rents moments de sa vie, les luttes et les connivences entre les individus et les objets, sont mises en &#233;vidence. Plusieurs auteurs font aussi appel &#224; cette forme de narration dans l'&#233;criture, en se mettant eux-m&#234;mes en sc&#232;ne ou en y introduisant d'autres individus. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce chapitre introductif montre aussi l'importance d'une perspective pluridisciplinaire, associant la sociologie &#224; d'autres sciences sociales, en particulier l'anthropologie et la g&#233;ographie, comme le proposent aussi plusieurs autres textes. Ce croisement de plusieurs disciplines mobilise diverses m&#233;thodes selon que l'analyse vise &#224; saisir des faits et des activit&#233;s sociales relevant du niveau macrosociologique ou plus microsociologique. Les m&#233;thodes dominantes sont l'observation des sites urbains ou des habitats, les monographies d'am&#233;nagements ou encore les entretiens renouvel&#233;s lors de transformations des domiciles ou de diff&#233;rents territoires. Elles peuvent se combiner avec l'analyse des textes r&#233;glementaires, des modes et des fili&#232;res de d&#233;cision publique ou encore la fr&#233;quence de telle ou telle mise en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re partie de l'ouvrage porte sur les politiques de l'habitat et leurs implications en mati&#232;re de mobilit&#233;. L'analyse porte alors sur ce qui va faire lien ou distance entre les d&#233;cisions politiques et celles des responsables d'organismes, entre les concepteurs d'am&#233;nagements et les individus en pr&#233;sence dans l'intimit&#233; du domicile. Une des dimensions pr&#233;sent&#233;es croise les articulations, lentes et souvent fragment&#233;es, entre les diff&#233;rents dispositifs d'adaptation de l'habitat promus en France depuis les ann&#233;es quatre-vingt. Fran&#231;oise Le Borgne-Uguen et Vincent Caradec retracent les initiatives prises en ce domaine et les juxtapositions pr&#233;sentes entre les diff&#233;rents dispositifs (chapitre 2). Ainsi, des cloisonnements et des discontinuit&#233;s ont toujours lieu entre deux d&#233;marches d'am&#233;nagements d&#233;finies par Philippe Dard (2004) en termes d'adaptabilit&#233; et d'accessibilit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'accessibilit&#233; vise le maintien et le d&#233;veloppement de l'accessibilit&#233; pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les initiatives publiques sont inscrites, le plus souvent, en direction de l'accessibilit&#233; de l'ensemble des individus &#224; tous les espaces et les services. Cependant, ces d&#233;marches collectives se diffusent lentement et affectent trop partiellement les espaces urbains, y compris les logements du parc public. Ce faisant, elles sont rarement en coh&#233;rence et en continuit&#233; avec les dispositifs individualis&#233;s d'adaptabilit&#233;. Ces derniers regroupent des am&#233;nagements sp&#233;cifiques r&#233;alis&#233;s pour un habitant, soutenu par un ou des organismes, lorsqu'il cherche &#224; compenser une d&#233;ficience donn&#233;e et &#224; maintenir ou &#224; diversifier sa mobilit&#233;. Entre ces deux logiques, des mises en &#339;uvre discontinues dans le temps et les lieux peuvent conduire &#224; des blocages et des restrictions d'usages dans les itin&#233;raires et les activit&#233;s possibles pour les individus.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois textes pr&#233;sentent des r&#233;alisations au domicile qui permettent de comprendre en quoi les am&#233;nagements engagent des n&#233;gociations, des coop&#233;rations ou des mises &#224; distance entre les diff&#233;rents habitants et avec les professionnels. Ce sont ces dynamiques qui permettent de saisir comment les usagers sont simultan&#233;ment en prise avec des pratiques d&#233;finies pour partie par les concepteurs et les d&#233;cideurs, et dans des modalit&#233;s d'utilisation partag&#233;es avec les personnes de proximit&#233; qu'elles soient des familiers, des professionnels ou d'autres usagers. S'interrogeant sur les interventions de diff&#233;rents professionnels au domicile des individus lors de d&#233;marches d'adaptabilit&#233;, Simone Pennec identifie les effets produits sur les habitants (chapitre 3). Entre les relations de service et les expertises techniques, les pr&#233;conisations d'am&#233;nagements font toujours appel &#224; une configuration d'acteurs, comprenant, au-del&#224; de la personne et des professionnels (soignants, technicien expert), des membres de l'entourage, (parents, voisins et amis). Des n&#233;gociations s'instaurent qui permettent parfois la continuit&#233; des usages, montrant une inventivit&#233; collective dans les adaptations r&#233;alis&#233;es. Ailleurs, on assiste &#224; un usage restreint des techniques et des objets dont l'int&#233;gration se fait &lt;i&gt;a minima.&lt;/i&gt; Florence Douguet rep&#232;re les variations de l'appropriation du domicile par les personnes souffrant de pathologies chroniques lorsqu'elles y effectuent ou y font effectuer leurs soins, lieu devenu &#224; l'occasion centre de production de sant&#233; (chapitre 4). Comme le montrent aussi d'autres contributions, les objets marqueurs du handicap sont l'objet d'appropriations diff&#233;renci&#233;es. Dans certains contextes ils sont accept&#233;s et rendus visibles de tous, tandis qu'ailleurs ils sont le plus possible occult&#233;s de la visibilit&#233; de la personne, de ses familiers ou de ses visiteurs. L'habitat ne perd pas ses fonctions ant&#233;rieures d&#233;finies par diverses formes et niveaux de sociabilit&#233;, diff&#233;rentes fronti&#232;res et articulations entre le dedans et le dehors. Au cours des d&#233;marches d'adaptabilit&#233; et dans les usages qui en r&#233;sultent, une h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; appara&#238;t dans les r&#233;partitions des places : autant d'espaces et de temps en partage ou sp&#233;cialis&#233;s, plus ou moins accessibles pour le destinataire principal des adaptations et pour certains de ses partenaires. Cette posture conduit Fran&#231;oise Le Borgne-Uguen &#224; envisager que les places occup&#233;es et la transformation des r&#244;les ont partie li&#233;e (chapitre 5). Pr&#233;servation de toutes ou de certaines mobilit&#233;s, d&#233;limitation d'une place centrale ou plus p&#233;riph&#233;rique dans l'habitat, pr&#233;sence de plusieurs ou de quelques objets techniques &#224; proximit&#233; de la personne sont des indicateurs des processus &#224; l'&#339;uvre dans l'ordonnancement des priorit&#233;s d'acceptation, d'acquisition et d'utilisation de telle ou telle adaptation et transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde partie de l'ouvrage porte sur les objets visant le maintien voire le d&#233;veloppement des capacit&#233;s de communication. Confront&#233;s &#224; des espaces et &#224; des mani&#232;res de faire pens&#233;s pour eux, les individus composent avec tout nouvel objet qui a un impact sur les parcours de vie, sur la dynamique du vieillir et sur les situations de vie avec des handicaps. Pour comprendre la dynamique d'usage ou de non-usage des objets, les analyses proposent de se rapporter aux effets de p&#233;riodes et aux temporalit&#233;s propres &#224; chacun des utilisateurs. Cette approche, centr&#233;e sur l'analyse des modes du vieillir, traverse les contributions de Serge Cl&#233;ment (chapitres 6) et de Jean Mantovani (chapitre 7). Les auteurs montrent comment les usages extensifs des objets ordinaires &#171; de toujours &#187;, audiovisuels par exemple, composent de nouveaux univers sociaux de r&#233;f&#233;rence et comment aussi certains nouveaux objets sont vite saisis dans le quotidien. Lorsqu'il s'agit de compenser les handicaps, d'autres technologies dites &#171; de communication &#224; distance &#187; apparaissent aussi sur la sc&#232;ne domestique. Les objets destin&#233;s &#224; la veille et &#224; la s&#233;curit&#233; voire &#224; la surveillance, promues par leurs concepteurs dans une vis&#233;e de t&#233;l&#233;assistance (t&#233;l&#233;alarme), restent peu diffus&#233;s et plus rarement encore usit&#233;es, m&#234;me apr&#232;s leur introduction comme le montrent Jean Mantovani et Serge Cl&#233;ment (chapitre 8). Ces objets sont per&#231;us comme li&#233;s au contr&#244;le des risques et jug&#233;s peu favorables au d&#233;veloppement des communications avec l'entourage et au maintien des mobilit&#233;s. Par contre, lorsque la t&#233;l&#233;assistance se fait d'abord t&#233;l&#233;relation, les usages semblent plus fr&#233;quents et plus diversifi&#233;s et sont alors susceptibles de r&#233;pondre aux demandes de personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite vivant confin&#233;es chez elles. Simone Pennec et H&#233;l&#232;ne Trellu montrent comment peuvent s'articuler les attentes et les demandes des personnes, entre la faisabilit&#233; technique et la n&#233;gociation des services propos&#233;s, construisant alors des conditions qui deviennent favorables &#224; l'usage des innovations techniques (chapitre 9). Nouveaux objets d'ouverture sur le monde et sur autrui, les supports de t&#233;l&#233;relation permettent ainsi l'acc&#232;s &#224; l'information issue du quartier et de la ville ainsi qu'&#224; de nouveaux &#233;changes avec ses proches. Les techniques permettent alors d'explorer d'autres types de mobilit&#233;s, par le biais de nouvelles modalit&#233;s de mise en contact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contributions de la troisi&#232;me partie sont consacr&#233;es aux espaces urbains et aux enjeux de l'am&#233;nagement des transports en particulier. En r&#233;f&#233;rence aux mani&#232;res de faire et d'usiter la ville, Simone Pennec introduit la perspective d'une pluralit&#233; des pratiques de la vieillesse urbaine (chapitre 10). Les distinctions sp&#233;cifiques aux &#226;ges et celles relatives au genre se combinent aux effets de g&#233;n&#233;rations ainsi que de p&#233;riode et de moment du cycle de vie pour affecter les pratiques urbaines. Les modes de circulation urbaine sont mis en lien avec les repr&#233;sentations collectives et normatives des droits et des comp&#233;tences des personnes &#224; occuper des places et &#224; usiter tout ou partie de la ville. Entre diversit&#233; des capacit&#233;s &#224; solliciter autrui, des formes d'arrangements avec ses handicaps et des attachements &#224; la ville, les individus recomposent des usages de la ville en s'appuyant sur des ressources de diff&#233;rents ordres pour s'y maintenir. L'individu n'est pas seul au monde -quand bien m&#234;me il, et plus souvent elle, se trouve &#224; vivre seul- et c'est la dynamique des interactions qui contribue &#224; d&#233;limiter les mobilit&#233;s possibles au travers du cadre b&#226;ti, des objets et des techniques. Ce sont aussi les retomb&#233;es des politiques urbaines qui permettent de saisir la fragilit&#233; des ad&#233;quations entre innovations techniques et innovations sociales. Les acteurs sociaux qui &#233;mergent sur la sc&#232;ne, les urbanistes, les techniciens, les responsables de parcs de logements sociaux comme les promoteurs priv&#233;s, introduisent ou red&#233;finissent des r&#232;gles et des normes pour promouvoir certains am&#233;nagements dans la ville.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre contributions explorent les limites des am&#233;nagements en parcourant plusieurs villes : Caen, Marseille, Paris et Rennes. Chacune souligne, dans un contexte officiel de promotion des mobilit&#233;s urbaines, comment l'op&#233;rationnalit&#233; de l'offre des concepteurs, politiques et techniques, est toujours questionn&#233;e pour &#234;tre r&#233;appropri&#233;e par les individus. Toutes les analyses mettent en sc&#232;ne des utilisateurs potentiels des techniques urbaines, en particulier dans les transports. L'art de ces auteurs est de mettre le lecteur en situation d'&#233;prouver les difficult&#233;s &#224; maintenir ses d&#233;placements les plus ordinaires dans la ville. Les mod&#232;les d'adaptabilit&#233; et d'accessibilit&#233; des transports conduisent, au-del&#224; de la figure de l'usager universel, &#224; la mise en cat&#233;gorie des utilisateurs, du fait de leur &#226;ge ou de leurs handicaps. Cette cat&#233;gorisation donne &#224; voir les formes de s&#233;gr&#233;gation des publics. St&#233;phane Chevrier et St&#233;phane Juguet montrent en quoi la conception du m&#233;tro Rennais, du type VAL (V&#233;hicule Automatique L&#233;ger), distingue les voyageurs &#171; &#226;g&#233;s &#187; (Chapitre 11). Trois figures sont diff&#233;renci&#233;es par les concepteurs selon les repr&#233;sentations de leurs capacit&#233;s physiques et cognitives : les personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite, les personnes &#224; autonomie r&#233;duite, les personnes fragiles. &#192; Marseille, l'int&#233;gration de la nouvelle billettique, d&#233;cid&#233;e par la direction des transports en commun, fait l'objet de nombre de tensions et d'incertitudes. Entre les dispositifs techniques et les logiques d'utilisation, Ghislaine Gallenga (chapitre 12) rend compte du double mouvement, de confrontation puis de recherche d'accommodements, qui s'est progressivement &#233;tabli entre les usagers et les professionnels de la r&#233;gie de transports. L'imp&#233;ratif d'usage de cette billettique automatis&#233;e pour la validation des titres de transports, y compris pour les individus transport&#233;s gratuitement, ici les plus &#226;g&#233;s, a induit des tensions avant d'aboutir &#224; la n&#233;cessit&#233; de nouvelles formes de coop&#233;ration entre les passagers et les professionnels. Les fonctions initiales attribu&#233;es par la direction aux conducteurs de bus, aux contr&#244;leurs, aux agents de s&#233;curit&#233; dans les bus et aux ma&#238;tres-chiens dans le m&#233;tro, se sont &#233;tendues et assouplies pour r&#233;pondre aux sollicitations de ces utilisateurs. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux textes donnent &#224; saisir les itin&#233;raires sem&#233;s d'emb&#251;ches dans lesquels se trouvent deux utilisateurs urbains, confront&#233;s &#224; la diffusion du mod&#232;le de l'accessibilit&#233; urbaine. &#192; la mani&#232;re de Mamie dans le m&#233;tro, &#224; diff&#233;rentes &#233;tapes de sa vie, analys&#233;e par Fran&#231;oise Bouchayer en d&#233;but d'ouvrage, Franck Bodin raconte la confrontation entre le mod&#232;le d'accessibilit&#233; de la ville de Caen et les pratiques d'un homme circulant en fauteuil roulant (chapitre 13). Ses tentatives pour retrouver ses pratiques ant&#233;rieures de trajets se heurtent &#224; de multiples obstacles. L'auteur constate que la ville est enti&#232;rement construite pour des utilisateurs en conformit&#233; aux r&#232;gles et aux normes. L'usage des circuits pr&#233;tendument adapt&#233;s se r&#233;v&#232;le sem&#233; d'emb&#251;ches, parfois du fait du non-respect des espaces d&#233;di&#233;s aux personnes dont la mobilit&#233; est r&#233;duite. Au-del&#224;, cet itin&#233;raire fait appara&#238;tre la fr&#233;quence des &#171; maillons manquants &#187; ne permettant pas des pratiques en coh&#233;rence avec les principes &#233;nonc&#233;s de l'accessibilit&#233; urbaine. Les d&#233;calages de programmation et de concertation entre les politiques, les concepteurs et les techniciens contrarient la continuit&#233; des d&#233;placements, y compris lorsque est d&#233;clar&#233;e une politique d'accessibilit&#233; urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacune &#224; sa mani&#232;re, les propositions formul&#233;es par les auteurs d&#233;construisent l'&#233;vidence d'une logique des am&#233;nagements qui serait fond&#233;e sur les caract&#233;ristiques objectivables des incapacit&#233;s ou encore sur une lecture fonctionnelle des compensations apport&#233;es par tel ou tel objet. S'interroger sur ce qui fabrique le ou les sens de ces techniques, c'est placer leur diffusion en lien avec ses cons&#233;quences sociales. Certains acteurs envisagent la d&#233;l&#233;gation aux machines d'une part des sociabilit&#233;s et de la vie quotidienne et d'une partie du travail de sant&#233; et de soin tandis que d'autres ferment d'embl&#233;e cette perspective. Ces repr&#233;sentations quant aux niveaux de mobilit&#233; &#224; conqu&#233;rir ou maintenir pour et par les individus sont aussi les produits des univers sociaux sp&#233;cifiques. Ils d&#233;pendent des relations qui s'&#233;tablissent entre les diff&#233;rents partenaires et qui leur permettent, plus ou moins fortement, de penser les conditions de passage entre &#171; socio-logiques et techno-logiques &#187; (Scardigli, 1992). L'attention port&#233;e aux processus qui portent les acteurs &#224; s'approprier diversement la m&#234;me technique permet ainsi de comprendre ces constructions sociales contrast&#233;es. Les modalit&#233;s des rencontres -entre les objets techniques, les am&#233;nagements et les personnes- sont toujours le produit de processus sociaux. Entre fascination pour le progr&#232;s technique et d&#233;ceptions de certains usagers, plusieurs processus pr&#233;sent&#233;s dans ces textes permettent de comprendre comment certaines innovations sont port&#233;es par des interactions qui leur conf&#232;rent du sens tandis que d'autres restent peu diffus&#233;es ou peu usit&#233;es. Ces r&#233;sultats peuvent fonder une posture scientifique, ils esquissent aussi une forme de plaidoyer. Lorsque les promoteurs des politiques de l'habitat et de la ville prennent en compte les usages des personnes, simultan&#233;ment et non post&#233;rieurement &#224; la conception des processus technologiques, la continuit&#233; des liens entre conception et usages se fait plus forte. Les actions publiques, les proc&#233;dures, les choix de technologies investissent les interactions entre les acteurs, renforcent ou r&#233;duisent les services rendus &#224; tous les publics, et parfois plus fortement encore aux publics en situation de handicap.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Bibliographie'&gt;Bibliographie&lt;a class='sommaire-back sommaire-back-2' href='#s-Bibliographie' title='Retour au sommaire'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dard P. (2004), &#171; L'accessibilit&#233; : de quoi parle-t-on ? &#187;, in &lt;i&gt;Villes et vieillir&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Paris, La Documentation Fran&#231;aise, &#171; Villes et soci&#233;t&#233;s &#187;, p. 112-120.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scardigli V. (1992), &lt;i&gt;Les sens de la technique&lt;/i&gt;, Paris, PUF.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Initi&#233;s par la Mission de recherche du minist&#232;re de l'emploi et de la solidarit&#233; (MIRE-DREES) et la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) depuis les ann&#233;es 1996, plusieurs recherches ont donn&#233; l'occasion de d&#233;placer le questionnement initial de diff&#233;rents chercheurs qui ont plac&#233; d'embl&#233;e la dynamique sociale des liens entre les individus et les technologies dans le contexte des formes du vieillissement, des types de handicaps et ce, au regard des sp&#233;cificit&#233;s des territoires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'accessibilit&#233; vise le maintien et le d&#233;veloppement de l'accessibilit&#233; pour tous tandis que l'adaptabilit&#233; renvoie aux modifications sp&#233;cifiques d'un espace r&#233;alis&#233;es &#224; domicile le plus souvent, en fonction des handicaps sp&#233;cifiques que rencontre un individu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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