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		<title>MARSOUIN.ORG</title>
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		<title>Acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone, acc&#232;s aux services publics, acc&#232;s aux formations pour les sourds.</title>
		<link>https://www.marsouin.org/article272.html</link>
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		<dc:date>2009-06-10T14:40:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Dalle Nazebi</dc:creator>


		<dc:subject>Actes de s&#233;minaires</dc:subject>
		<dc:subject>E-Sant&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faisant suite aux initiatives am&#233;ricaines et su&#233;doises, plusieurs organisations de sourds en Europe viennent de mettre en place ou cherchent &#224; mettre en place des centres relais leur permettant de t&#233;l&#233;phoner ou de solliciter un interpr&#232;te (langue parl&#233;e - langue des signes pratiqu&#233;es par le pays concern&#233;) ou un v&#233;lotypiste (transcription &#233;crite) &#224; distance . Utilisant les technologies internet et un logiciel de visio-conf&#233;rence, install&#233; sur un ordinateur ou un visiophone, ces services (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.marsouin.org/mot98.html" rel="tag"&gt;E-Sant&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faisant suite aux initiatives am&#233;ricaines et su&#233;doises, plusieurs organisations de sourds en Europe viennent de mettre en place ou cherchent &#224; mettre en place des centres relais leur permettant de t&#233;l&#233;phoner ou de solliciter un interpr&#232;te (langue parl&#233;e - langue des signes pratiqu&#233;es par le pays concern&#233;) ou un v&#233;lotypiste (transcription &#233;crite) &#224; distance . Utilisant les technologies internet et un logiciel de visio-conf&#233;rence, install&#233; sur un ordinateur ou un visiophone, ces services viennent soutenir les relations entre coll&#232;gues sourds et entendants, et &#233;largir les possibilit&#233;s de communication &#224; distance et d'action des citoyens et travailleurs sourds ou devenus sourds . Nous avons suivi la mise en place et l'appropriation par une centaine d'usagers d'un tel syst&#232;me propos&#233; pendant un an en France par la soci&#233;t&#233; coop&#233;rative d'int&#233;r&#234;t collectif WebSourd. Nous souhaitons exposer ici l'analyse issue de ce travail qui s'appuie sur des observations, des entretiens et des r&#233;ponses par questionnaire aupr&#232;s des usagers utilisant ces services depuis leur domicile, dans le cadre de leur travail ou lors de leur fr&#233;quentation de diff&#233;rentes administrations publiques &#233;quip&#233;es de ce dispositif. Nous exposerons les grands types d'utilisation de ce centre relais par ces personnes sourdes ou devenues sourdes, et les pratiques professionnelles et sociales que celles-ci peuvent d&#233;sormais avoir. Partir de situations concr&#232;tes permet d'aborder plus finement ce que signifie l'accessibilit&#233; et l'int&#233;gration. Cela permet &#233;galement de pointer les situations de violence symbolique qui sont couramment exp&#233;riment&#233;es par les sourds dans leur travail,ainsi que le malentendu culturel fondamental qui persiste dans leur quotidien sur la nature de leurs difficult&#233;s. &#171; La surdit&#233; est un rapport. C'est une exp&#233;rience n&#233;cessairement partag&#233;e &#187; insistait le sociologue B. Mottez il y a 20 ans d&#233;j&#224;. La surdit&#233; n'entrave pas toute forme de communication. Elle impose des rep&#232;res et des ressources d'expression visuelles et gestuelles particuli&#232;res. Elle n'est un probl&#232;me que si ces pratiques ne sont pas partag&#233;es. En ce sens, la surdit&#233; des uns, la m&#233;connaissance des pratiques de communication visuelles des autres sont, ensemble, &#224; l'origine de difficult&#233;s de communication. C'est l&#224; un aspect central &#224; prendre en compte pour comprendre le d&#233;calage persistant entre l'approche et les revendications port&#233;es par les sourds et devenus sourds, et celles de nos administrations publiques et institutions gouvernementales. Les services de centre relais, en mettant des interpr&#232;tes ou des v&#233;lotypistes en ligne, ne repr&#233;sentent pas une extension du corps des personnes sourdes. Ils ne rel&#232;vent pas du monde de la proth&#232;se. Ils ne d&#233;pendent pas de probl&#232;mes et de questions individuelles. &#192; l'instar du t&#233;l&#233;phone lui-m&#234;me, si les nouvelles technologies et mani&#232;res de faire ne sont pas adopt&#233;es par les interlocuteurs susceptibles d'&#234;tre mis en relation, aucun dialogue n'aura lieu. Si les agents de nos administrations publiques ne s'approprient pas l'outil mis &#224; leur disposition pour leur permettre d'accueillir de la m&#234;me mani&#232;re le public sourd et entendant, il n'y a aucune raison que ce dispositif remplisse sa fonction : mettre en contact, faciliter la communication entre deux partis. Il est couramment fait mention de la n&#233;cessit&#233; pour les sourds de d&#233;couvrir et d'apprendre les mani&#232;res de faire et de dire dans une communication de type t&#233;l&#233;phonique. Nous en parlerons. Nous montrerons que les sourds sont &#233;galement confront&#233;s &#224; un autre d&#233;fi, celui d'apprendre et de transmettre &#224; leurs pairs (notamment aux a&#238;n&#233;s) l'informatique et internet. Diff&#233;rentes initiatives sont engag&#233;es au sein d'associations de sourds (formations) ou d'entreprises et de laboratoires informatique (t&#233;l&#233;-assistance, e-learning) sur ce sujet. Mais il y a &#233;galement beaucoup &#224; dire, et &#224; faire, concernant la n&#233;cessaire prise en compte des difficult&#233;s rencontr&#233;es non pas par le public sourd mais par les agents des services publics dans l'exercice de leur pratique professionnelle au sein d'un service cens&#233; &#234;tre public. Des r&#233;seaux et supports de transmission entre agents sont ici &#224; inventer pour faciliter la mutualisation et la valorisation de savoir faire avec les centres relais dans leur travail. Le caract&#232;re n&#233;cessairement partag&#233; des difficult&#233;s de communication entre sourds et non-sourds explique donc l'importance d'une appropriation &#233;galement commune des services d'interpr&#233;tation et de transcription. Mais il rappelle aussi l'enjeu, n&#233;cessairement public, d'une accessibilit&#233; pour tous &#224; ces services et modes de communication t&#233;l&#233;phoniques. Aucun pays europ&#233;ens, &#224; l'exception de la Su&#232;de, ne se dit pourtant pr&#234;t &#224; prendre en charge les frais li&#233;s aux services d'interpr&#233;tation ou de transcription. Les sourds devraient donc les payer en plus de leur communication t&#233;l&#233;phonique au sens habituel du terme. Ce d&#233;bat sera sans doute public un jour. Mais un autre sera rest&#233; dans les coulisses et jou&#233; par le jeu de la concurrence &#233;conomique : celui de la qualit&#233; des services. Dans ces communications entre sourds et non-sourds les premiers seraient-ils les seuls &#224; souhaiter des professionnels qualifi&#233;s et exp&#233;riment&#233;s, garants d'une fid&#233;lit&#233; et d'une confidentialit&#233; des messages ? La mani&#232;re dont ces d&#233;bats se poseront ou non sera d&#233;cisive. La question de l'accessibilit&#233; des services publics et de l'int&#233;gration socio-professionnelle des sourds se joue en partie dans les conditions de d&#233;veloppement des services de visio-interpr&#233;tation et t&#233;l&#233;-transcription, par les perspectives sociales et professionnelles qu'ils offrent, mais aussi par les enjeux politiques et juridiques qu'ils soul&#232;vent au cours de leur exp&#233;rimentation puis de leur institutionnalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;1. Dalle-Naz&#233;bi S., 2008, &#171; Technologies Visuelles et e-inclusion. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1. Dalle-Naz&#233;bi S., 2008, &#171; Technologies Visuelles et e-inclusion. Initiatives de sourds &#187;, Innovation : The European Journal of Social Science Research, Vol. 21, No. 4, December 2008, pp.353-369.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2. &lt;a href=&#034;http://www.visio08.com/index.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.visio08.com/index.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3. Mottez B., 1987, &#171; Exp&#233;rience et usage du corps chez les sourds et ceux qui les fr&#233;quentent &#187;, dans J.-M. Alby et P. Sabsoy (dir.) Handicap v&#233;cu, &#233;valu&#233;, Grenoble, &#233;d. La pens&#233;e sauvage., p.108.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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